| |





























|
L'interview de Chantal Ladesou
Chantal,
te voilà de nouveau sur les planches avec « les Amazones » mais
trois ans ont passé et tout paraît rose même
si Victor, ton mari, est décédé te laissant
riche mais veuve…
Oui,
trois ans ont passé donc elles sont plus mûres forcément.
Zut il faut que je trouve un autre mot que mûres…!
(rires). Disons qu’elles ont pris du plomb dans la tête
et il leur est arrivé pleins de choses ! Moi, je me suis
mariée avec un garçon très riche et extrêmement
vieux que j’ai aimé et qui m’a aimée
réellement avec beaucoup de sincérité. Il était
riche, tant mieux mais ce n’est pas ce que je cherchais…Il
est mort trois ans après
notre mariage en me laissant toute sa fortune. Je ne pense plus
qu’à une seule chose alors : gâter tous mes
amis car l’amitié compte par dessus tout !
Avec
l’arrivée de la fortune, arrive également un nouveau
personnage : Pablo, opportuniste infidèle, véritable macho
qui tire plus vite que son ombre…
Oui,
Martine a rencontré l’amour avec le beau Pablo, un
bel argentin que l’on attendait dans la fin de la première
pièce. Il se « maque » avec cette femme installée
dans un appartement sympa et il se trouve très bien, c’est
le vrai coucou ! En même temps, il l’aime bien. Il
est bien avec elle, il aime le confort, les amies qu’elle
a, la maman qu’elle est…Il y a beaucoup d’homme
comme ça ! C’est sa maman, mais il se permet des petites
incartades et c’est là que l’on ne va pas le
rater, car chez les Amazones on n’aime pas ça !
Sans
dévoiler la pièce, dans ce semblant de bonheur
sans nuage arrive l’orage et des sujets graves sont abordés
par le biais du rire comme l’avortement, l’infidélité mais
aussi le fait d’assumer sa sexualité…
Oui,
c’est assez grave tout en restant drôle, grâce
au talent de l’auteur Jean-Marie Chevret. Je trouve que c’est
même mieux écrit que la première pièce,
les personnages ont plus de poids. C’est moins léger
et burlesque et le propos est devenu plus grave. C’est très
curieux parce qu’on a un public très large et parfois
il y a des gens qui peuvent être choqués, notamment
par les scènes homos. Mais finalement ils ressortent de
là et ils ont réfléchi, cela les fait avancer…
Parce
qu’ils ont assisté non pas à une pièce
de théâtre mais à une véritable tranche
de vie…
Oui,
tu as l’impression de regarder par le trou de la serrure
chez les gens. Et on n’est pas dans le Boulevard, car ici
on leur raconte une histoire qui pourrait être la leur. J’adore
jouer cette pièce. C’est vrai qu’au bout de
900 fois j’ai voulu arrêter pour faire mon one
woman show. Mais Jean-Marie Chevret m’a rattrapée
en me laissant à l’ouverture un quart d’heure
où je présente un résumé du premier épisode.
Je peux improviser avec le public et cela me convient, j’adore ça.
Après je rentre dans un personnage avec une palette où je
peux jouer la tendresse, l’émotion, le burlesque et
le comique.
C’est extraordinaire ! C’est une pièce qui me
met en joie parce qu’elle est tout le temps moderne. Elle
décrit tellement de choses qui tiennent aux coeurs des femmes
comme la solitude, l’avortement…Et j’aime tellement
entendre les gens rire de cela ! C’est extraordinaire d’entendre
les gens rire sur un sujet grave, c’est que tu les as touchés
et moi ça me charge !
Ton
personnage est comme tes robes : c’est du cousu main !
Oui,
ce personnage c’est du sur-mesure ! Par certains côtés,
elle me ressemble. C’est vrai que j’ai toujours envie
de faire rire autour de moi. J’aime prendre les choses en
main, c’est cela qui me plaît ! Ce personnage que j’interprète
fait le lien entre tout le monde et tous les sujets. Il met un
peu le doigt sur les erreurs que font les gens, je suis un peu
l’ange gardien qui arrive et qui remet les choses en place…J’aime
cette pièce parce
qu’elle est ouverte, on a toute envie d’aimer et d’être
aimée ! Il y a encore des mecs qui vont venir, ce n’est
pas fermé ! On va bien réussir à en faire
une série, ou même un beau film de cinéma !
Tu
vas jouer cette pièce à Paris au théâtre
de la Renaissance jusqu’en Juillet, suivi d’une grande
tournée, mais tu as aussi une nouvelle activité caritative...
À la
demande d’Alain-Michel Ceretti, je vais prochainement être
marraine de l’association « Le lien » qui s’occupe
des personnes victimes d’erreurs médicales. Cela brise
des vies. C’est un beau combat auquel je suis fière
d’être associée…
|











|